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Lise Poirier – Les dimanches de la vie - Lise Poirier est une artiste épanouie où l’harmonie, pour elle, évolue dans de grands espaces vibrants de couleur. Dans cet article de Gilles Poirier, on découvre une peintre de
technique naïve mais qui n’a pas que ce talent artistique. Un début de carrière comme potière lui apportera la rigueur et la discipline
nécessaire pour parachever son métier, elle s’éprit de l’art naïf lorsqu’elle fut mise en contact avec des peintres de cette approche visuelle.
Depuis maintenant sept ans que Poirier nous offre des œuvres intenses et débordantes de vie. Les tableaux resplendissent de couleurs et de lumière nous offrant à la fois des paysages
globaux et des personnages empreints de sérénité. Nous avons tous la chance de nous reconnaître dans ces scènes de la vie. Ce sont des petits
témoignages du quotidien toujours prêts à nous faire sourire!
 Robert Savignac – Parfums d’oasis - L’ œuvre de Savignac, nous présente la campagne au cœur de la ville. Mario-Bernard Tremblay, l’auteur de ce texte, nous fait découvrir un artiste qui «s’infiltre dans les scènes d’intérieur et les natures mortes par les boîtes à fleurs, entre par les portes et les fenêtres grandes ouvertes, gagne encore du terrain à coups de pots de grès, s’impose en roi et maître dans la verrière et savoure sa victoire sur la grisaille en trônant, touts pétales épars, au centre de la table.»
Robert Savignac dévoile très jeune un talent artistique très fort. Ce seront les Frères du Sacré-Cœur qui remarqueront d’abord ce talent et qui l’encourageront dans cette voie. Il fera ses études en arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal. Mais ce n’est qu’en 1988, à sa retraite que le peintre se consacrera entièrement à son art. Et depuis il ne fait que s’émerveiller devant les paysages et les scènes fleuries de partout dans le monde, pour ensuite nous offrir ces tableaux lumineux.
Suzanne Claveau – Paysages, féerie et joie de vivre - L’artiste peintre Suzanne Claveau est un parfait modèle de courage. Elle en a parcouru du chemin pour en arriver à ce qu’elle nous offre aujourd’hui. Elle avait toujours rêvé de pouvoir vivre de son art et c’est ce qu’elle décida de faire en quittant le commerce des produits naturels qu’elle gérait pour peindre à temps plein! Elle était prête à tout et se disait que dans le pire des cas il y aurait toujours son potager pour lui venir en aide. Mais ce ne fût pas nécessaire, car le succès fut
instantané. Et elle peut encore aujourd’hui se vanter d’être parvenue seule à ce succès. « Je m’amuse tellement à faire ce métier et je suis vraiment fière d’y être arrivée par moi-même. Je n’ai pas d’agent et je fais tout toute seule. Chaque étape, je l’ai franchie sans aide. »
La personnalité vive et colorée de Claveau se reflète entièrement dans ses œuvres. Et tout spécialement comme l’ont fait certains grands maîtres, elle passe par les casseroles et la cuisinière pour nous confectionner de si jolis paysages. En effet, la grande artiste, Marthe McLeod, avec qui elle a pris des cours, lui a appris comment on peut faire cuire la peinture. Résultat : une grande facilité à faire les retouches sans besoin d’appliquer un vernis. Franchement hors du commun tout comme l’artiste, pour un travail sur toile tout simplement sublime!
Ginet Leblond – Rêver une époque - C’était la belle époque! Et les œuvres de Ginet Leblond ne font qu’en
refléter les scènes de joie et de bonheur. Ce retour en arrière, dans un autre siècle, nous présente petits plaisirs du quotidien qui somme toute demeurent les mêmes que ceux d’aujourd’hui. L’artiste dans sa conception particulière de l’histoire peint des œuvres avec personnages sur des matériaux anciens, usés par une utilisation continue et par le temps. Ginet Leblond peint à l’huile sur des meubles et des panneaux centenaires des scènes champêtres ou urbaines d’une très grande sensibilité, nettement influencées par le mode de vie d’un Québec au tournant des années 1900.
Cet article de Michel Bois nous présente une artiste qui sait faire surgir de magnifiques images d’un passé pas si lointain ou tout était plus pondéré, plus calme. Si bien qu’on peut se demander si elle n’y était pas dans cette
carriole ou à cette rencontre de «La Parenté». Aujourd’hui elle vit un nouveau rêve dans une maison de l’île d’Orléans ou elle puise une partie de son inspiration dans la nature, les maisons et le respect des traditions qu’on les
habitants de ce coin de pays.
 Terry Gilecki – Textures abstraites - C’est après une carrière fort remarquée comme peintre commercial et entrepreneur que Gileck offre maintenant au public de magnifiques murales. Sa première réalisation : une murale extérieure de 12 000 pieds carrés sur un édifice du centre-ville de Vancouver. Suivit une forte demande de propriétaires de maison souhaitant une murale intérieure pour leur propriété. Parmi ceux-ci, des clients d’origine asiatique lui demandèrent une murale illustrant un étang de Koïs, poissons traditionnels des aménagements paysagers japonais qui sont conçus pour apporter un sentiment de paix intérieur. Il sera également fasciné par la taille, la couleur et les formes diverses de ces poissons.
L’objectif de l’artiste sera désormais de transposé cette paix sur toiles pour ensuite la transmettre au spectateur. Il décrit son art comme étant un croisement entre la sculpture et la peinture. Son procédé permet la juxtaposition de plusieurs matériaux qui en fait, une fois terminée, une œuvre hautement texturée. Les créations de Gilecki nous offrent des toiles d’une superbe profondeur. C’est le calme total au cœur du mouvement de l’eau et des êtres vivants qui s’y promènent.
Michael Foers – L’emploi de la couleur pour accentuer la profondeur - Merveille du jeu de la lumière et de la profondeur dans l’œuvre de Michael Foers. On peut facilement le comparer aux grands maîtres impressionnistes, mais par choix de l’artiste les teintes sont plus intenses. Dans cet article de John Meyer, on saisit bien que l’artiste présente un style qui est «… un amalgame des styles de ses mentors, en y ajoutant l’attention qu’il porte aux détails, lesquels définissent ultimement la simplicité.»
Foers est un peintre d’extérieur, il vit sa nature au sens propre du terme. Il se plaît à peindre sur des toiles de très grands formats, mais il sait aussi se dévoiler dans les petits tableaux. Et assurément que chacun sait témoigner « d’une magnifique profondeur et d’une vastitude où se ressent la vraie passion », une passion qu’il nous fait partager!
Dany Bouchard -
Entre savoir technique et fragilité des gestes - « Peintre d’une réalité concrète autant que de celle d’un bonheur fugitif qu’elle cherche à rendre dans le charme acidulé de ses esquisses, Dany Bouchard trouve l’équilibre entre le savoir technique et la fragilité de gestes à peine ébauchés par le désir de restituer les doux moments vécus et par l’audace et la vitalité de sa palette. » Voilà ce que nous raconte Michel Bois de cette ancienne graphiste devenue peintre à plein temps.
Les œuvres de Dany Bouchard évoquent le bonheur. Ses représentations préférées sont faites d’arbres, de fleurs et d’architecture. Ses sujets ont des allures paisibles de par le geste de l’artiste, mais la couleur peut aussi apporter de la vibrance à la présentation. « Ses fleurs s’épanouissent en un rayonnement sanglant et magique, tandis que les vagues produites par la chaloupe sur le lac de pêche heurtent le rivage en ramassant les bleus… ». L’artiste sait se faire douce sans perdre sa rigueur. Elle rêve de dire la beauté des choses, mais il faut avouer que c’est déjà fait!
 Robert LaPalme, peintre, penseur et caricaturiste - Il y a tant à dire sur Robert LaPalme et il y avait si longtemps que notre rédacteur Robert Lafontaine désirait présenter un article sur cet homme de marque. LaPalme c’est un créateur né! Communicateur, caricaturiste et peintre, en fait il possédait tous les talents pour dévoiler sa pensée. Avant de mourir à l’âge de 89 ans en 1997, LaPalme a offert au peuple québécois une phrase assassine mais si évocatrice de sa pensée : «Je quitte et je laisse un monde triste… celui dans lequel des moteurs de
formule 1 font plus de bruit que 50 000 enfants qui meurent de faim au Rwanda».
Les œuvres de LaPalme sont bien distinctes dans leur approche picturale. Se liant au techniques du cubisme, ses tableaux
frôlent l’abstraction. Bon nombre parmi vous, se souviendront de LaPalme caricaturiste pour de nombreux journaux, ou encore le comédien et dessinateur pour Radio-Canada. « Libre-penseur, Robert LaPalme a su se bâtir une carrière international dont peu d’artistes canadiens peuvent se vanter.»
Nicole St-Pierre – jeu de rigueur et de souplesse - Pour l’artiste Nicole St-Pierre, « la composition de ses tableaux demeure fraîche et s’exprime par des éléments symboliques soigneusement choisis mais dans un traitement spontané et dynamique, finement humoristique. » Ses scènes sont garnies d’éléments qui nous rappellent la fête. Sans aucun doute que son expérience en maquillage pour des événements comme le Festival de jazz de Montréal et plusieurs autres fêtes de rue, ont quelque chose à voir avec ces personnages et accessoires rappelant le cirque.
Les formes géométriques de ses tableaux rappellent Picasso et Matisse, et cela n’a rien d’étonnant puisqu’ils furent ses principaux maîtres à penser. Mais derrière cette géométrie se cache une personnalité plus forte, plus personnelle, celle de Nicole St-Pierre! Peintre contemporaine à découvrir.
Frank Milo – Émotions déclinées par étages - Frank Milo est de cette gamme d’artistes qui carburent au bonheur. Ces œuvres sont le reflet de l’homme; calme et authentique! Pour se grand voyageur initié à cet univers de bougeotte d’abord par ses parents, il le vit aujourd’hui comme une seconde peau. Cette passion du voyage lui apporte beaucoup dans son processus de création.
Petit, il se voyait d’abord architecte. Il en fera des études. Puis se lancera du côté d’une carrière dans le web design. Il s’y plaît beaucoup moins puisque le boulot est trop statique. Ce n’est que depuis quatre ans qu’il exerce la peinture à plein temps . «Bien que je puisse prendre plaisir à faire la conception de plans et participer à des projets collectifs, aujourd’hui, je préfère nettement me consacrer à une forme d’art que me laisse d’une part, une entière liberté, sans restriction d’espace ni préoccupation de fonctionnalité et d’autre part, ne me confine pas à une vision virtuelle de mes idées… Mais j’ai surtout envie de donner vie à la centaine de tableaux qui habitent ma tête. Il ne me reste qu’à les sortir de là un par un!»
John Young Johnstone (1887-1930) – Portrait d’une énigme - John Young Johnstone est né à Montréal en 1887 et était membre de la Art Association of Montréal sous la tutelle de William Brymner de l’Académie royale des arts du Canada. Malheureusement on a peu de contenu à son sujet puisqu’il ne socialisait pas beaucoup. Du côté des critiques d’art se présente un peu le même problème.
Ce n’est qu’au début de la trentaine que Jonhston connaîtra un certain succès Il exposa ses toiles avec l’Académie royale des arts du Canada et fut élu A.R.C.A en 1920. La vie de cet homme fut assez triste et ce, jusqu’à la toute fin. Alors qu’en 1930, il a quitté le Canada pour la Havane ou pour des raisons inconnues, il se retrouva sans le sous. Ses toiles ne se vendaient pas et selon certaines rumeurs il aurait peut-être été
assassiné ou il serait mort de faim. Ce n’est que grâce à la générosité d’un groupe de ses amis que sa dépouille put être ramenée au pays pour y être inhumée.
Dominique Bakk – Un parfum de vieille
Europe - «Les paysages de Bakk, au frisson particulier des motifs, ont fait leur entrée dans des galeries importantes et séduisent les collectionneurs à la grandeur du monde.» À regarder de près les œuvres de Bakk on sent bien la poursuite du travail de son maître Monet. En effet, il se consacre entièrement à la représentation de la terre française. Malgré qu’il ait pris la relève, sa touche demeure unique. «Il ne peut peindre sans entendre l’imaginaire des bruits de la nature, une sore de musique intérieure.»
Peintre de réputation internationale, les prix, les mentions et les mérites sont nombreux sur le chemin de cet homme de grand talent. Comme ce «jour où, en 1992, l’ambassade des
États-unis en France tint une exposition des grands noms de l’art international contemporain, Bakk était bien jeune pour y recevoir le Grand Prix de la
peinture.»
 Wang Chui – L ‘art simple et honnête, comme une conversation - Le peintre Wang Chui a choisit le Québec pour son calme. « Il y a beaucoup moins de monde qu’en Chine, répond-il. La Chine a grandement changé; les gens sont maintenant plus riches. Ici, vous n’êtes pas continuellement dérangés et c’est moi le patron. » Malgré la distance il a sut nous apporter les parfums et les images de Chine. Comme le dévoilent plusieurs de ses toile, les scènes du quotidien de son pays natal qui continuent de l’inspirer.
Chui se veut honnête à travers ses œuvres. « Si je fais quelque chose que les gens ne comprennent pas, je ne suis pas content. Je veux que mon art soit honnête, simple, comme le fait de parler avec quelqu’un. » Wang Chui rencontre de plus en plus la reconnaissance du public québécois. Il se sent bien et heureux ici et il retrouve une grande similitude dans l’hospitalité des gens d’ici et ceux de Beijing.
Manasie Akpaliapik – Naissance d’une superstar - Manasie Akpaliapik serait, selon David Harris, propriétaire de la Harris Gallery Fine Inuit Art, l’un des meilleurs sculpteurs inuit du Canada. De plus cette forme d’art gagne de plus en plus du terrain sur la scène internationale et nationale. Comme le confirme Monsieur Harris qui « croit que l’art inuit est sur le point de transcender ses débuts innocents, qu’il est en train d’abandonner ses origines folkloriques et qu’il commence ainsi à se frayer une place sur la scène internationale pour sa sculpture comme tel.»
Akpaliapik appartient à un regroupement de sculpteurs qui ont une tendance à être plus expérimental et professionnel dans leur approche. « Aujourd’hui, les grands artistes inuits sont perçus comme l’étaient les grands chasseurs dans le passé. L’art est une façon honorable de subvenir aux besoins de sa famille et cette discipline jouit du même degré de prestige que le chasseur d’autrefois. » Manasie Akpaliapik travaille avec plusieurs matériaux tels que la pierre, le marbre, les os de baleine et l’ivoire. Son travail consiste à observer et représenter de manière bien personnelle, la façon dont les hommes et les animaux sont connectés au quotidien du Grand Nord. Et il maîtrise sa technique tout à fait particulière de façon incontestable. Voici un sculpteur dont la carrière est à suivre de près.
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