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Dans la série
PEINTRES
TORONTOIS, John Meyer nous propose Le don de l’abstraction sous un regard polonais,
l'histoire de deux peintres d'origine polonaise, Agnieszka et Jacek Rudnicki, qui se sont rencontrés alors
qu’ils étudiaient au Ontario College of Arts. Le couple partage maintenant un studio en banlieue de Toronto. «Jacek, le plus extroverti des deux,
a tendance à attaquer son canevas comme si c’était un ennemi à assujettir». Quant à Agnieszka, elle a une approche entièrement contraire à son
mari. Leur travail a été abondamment présenté partout au Canada et chacun profite d’une liste impressionnante de collectionneurs. En fait,
la demande pour leurs œuvres est si grande qu’ils ont tous deux de la difficulté à rassembler suffisamment de pièces pour soutenir un
vernissage en solo.
Et
dans la série L’ART AU FÉMININ,
Magazin'art présente ce mois-ci deux textes, l'un de Lisanne LeTellier intitulé La simplicité d’une âme pure
où on retrace la carrière de Lise Labbé, l'autre d'Antoine Tardif intitulé
Le trésor au bout de l’arc-en-ciel où on nous présente la jeune artiste Katia Poulin. Lise Labbé est née dans les années 40 à Rosemont, un quartier ouvrier dont elle garde un souvenir très vif. «Les ruelles étaient des lieux très animés,
toutes sortes de monde y circulaient : du marchand de fruits et légumes en passant par l’aiguiseur de couteau jusqu’à celui qu’on appelait
le guenillou. Le linge battait au vent sur les cordes et les enfants y couraient et y jouaient sans crainte car c’est avant tout à eux qu’elles
appartenaient.» Sous une apparence de fragilité, Lise Labbé est une femme qui a su avancer sans baisser la tête.
Quant à Katia Poulin, on apprend, d'entrée de jeu, que «pour se livrer à la création sans retenue et sans peur, il ne faut pas être tout à fait
sorti de l’enfance…». Voilà pourquoi son carré de sable est le domaine de son expérimentation, le terrain de tout son temps. Un jour, par exemple,
Katia a jeté une poignée de sable dans l’acrylique pour voir quelle texture cela donnerait. Le résultat lui a plu et un tableau est né. Elle commence ses
tableaux sans idées préconçues et aborde la toile blanche l’âme ouverte à la musique ambiante. À trente ans, on trouve déjà ses œuvres en
galerie.
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Lise Labbe
The Game Before 8994
20 x 24
Oil Sold
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références
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Dans
cette édition, la série
ARTISTES DE LA CÔTE OUEST traite de
Mike Svob un impressionniste de White Rock, en
Colombie-Britannique, dans un texte de Richard Waugh, Noël Meyer et Lisanne LeTellier. Originaire de Welland, en Ontario, Svob s’est installé
sur le Côte Ouest en 1980. Ayant remporté plusieurs prix, il a réussi à se forger une solide réputation. Il a participé à plus de 50 expositions et
il a réalisé plus de 22 murales de grand format à travers toute l’Amérique du Nord. Il a été président de l’importante Fédération des
artistes canadiens, en plus d’en être membre émérite, auteur de trois livres et professeur d’art. L’extrême discipline à laquelle il
s’est soumis a porté fruits. Ses œuvres se vendent bien.
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Quant
à la série
SUR LA CIMAISE, Amélie Ménard nous y présente Le bonheur devant soi, un article sur
Pierre Desjardins dont le travail s'inspire des impressionnistes. Bien qu’il ait passé une enfance solitaire à la
campagne, Montréal et Québec sont ses villes de prédilection. S’inspirant d’une citation de Léonard De Vinci («Ô toi! Peintre qui voyage
de par le monde à la recherche de motifs, ils sont là tout près de toi »), l’artiste a saisi que le bonheur ne se trouve pas ailleurs à
l’autre bout de la terre mais bien ici, tout près.
Par ailleurs, dans le cadre de la série HISTOIRE DE L’ART CANADIEN, Tamara Pasztor nous signe Un citoyen remarquable,
un texte sur William Blair Bruce (1859-1906), un artiste de Hamilton,
Ayant participé 15 fois
au Salon de Paris, il est le seul peintre canadien à y avoir exposé son travail aussi souvent.
Bruce fit des études en Europe et passa notamment un an dans le
village de Barbizon (près de Paris) au sein d’une communauté artistique composée
d’étudiants anglais et américains. Après son décès à 47 ans, sa femme et son père décidèrent d’offrir à Hamilton, sa ville
natale, une large collection de ses toiles à la condition qu’une galerie soit construite en son honneur.
D'où la Galerie
d’art de Hamilton construite en 1906.
Dans la série RÉALISME CONTEMPORAIN
, notre collaborateur Michel Bois signe Ruissellements de clarté, un texte sur
Michel Nigen, un peintre québécois d'origine française.« La main de Nigen ne connaît pas de préférence. Il peint avec un égal bonheur et dans la
plus grande spontanéité, les éléments immuables et changeant de la nature, après d’être goulûment nourri et imprégné de ses lumières vibrantes. «Mon
but premier, dit Nigen, est d’amener le spectateur à goûter l’atmosphère de mes toiles». Pareil en somme, à ce qu’il a toujours
fait à titre de chef cuisinier de belle réputation, où l’inspiration du moment commandait la création de plats à partir des aliments de saison. Ses
œuvres se retrouvent au sein de collections en Europe et dans les Amériques.
Enfin, dans la série VISITE D’ATELIER
, Michel Beauchamp nous entretient du montréalais
Marcel Ravary. «Si vous lui demandez de
vous parler de Rosemont ou du Plateau Mont-Royal, deux quartiers qui virent s’épanouir sa jeunesse, son discours s’animera, ses yeux s’illumineront et
vous sentirez derrière ses paroles une pointe de nostalgie ». À travers sa peinture, Marcel Ravary revoit son d’enfance et la raconte. Au fond, il utilise
ce prétexte pour représenter ces coins de Montréal qu’il trouve beaux. Après avoir touché à tous les genres, il est finalement revenu à la peinture
figurative, celle qui parle au cœur des gens. Même si la demande pour ses œuvres ne cesse de croître, Marcel Ravary ne
veut pas peindre plus de tableaux : il n’est pas prêt à sacrifier la qualité au nom du bénéfice.
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