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Automne 2004 - 17e année, no 1

Anne Savage kiosqueÀ la UNE du numéro 65, Anne Savage une très grande montréalaise qui ne semble pas profiter de toute la renommée qu'elle mériterait. Il s'agit pourtant d'une des premières femmes à avoir tenu un rôle déterminant dans l’évolution de la tradition artistique canadienne. À lire absolument !

L'auteur, Lisanne Le Tellier, nous  fait découvrir cette peintre qui a partagé un atelier avec les artistes du Beaver Hall Hill Group et qui fera partie du Canadian Group of Painters, une continuité du Groupe des Sept avec lequel elle avait beaucoup d’affinité. L’article est illustré de nombreuses œuvres de l’artiste, dont un magnifique paysage de campagne datant de 1920 qui illustre la page couverture du numéro d’automne.

Au sommaire



art2Dans la série PEINTRES TORONTOIS, John Meyer nous propose Le don de l’abstraction sous un regard polonais, l'histoire de deux peintres d'origine polonaise, Agnieszka et Jacek Rudnicki, qui se sont rencontrés alors qu’ils étudiaient au Ontario College of Arts. Le couple partage maintenant un studio en banlieue de Toronto. «Jacek, le plus extroverti des deux, a tendance à attaquer son canevas comme si c’était un ennemi à assujettir». Quant à Agnieszka, elle a une approche entièrement contraire à son mari. Leur travail a été abondamment présenté  partout au Canada et chacun profite d’une liste impressionnante de collectionneurs. En fait, la demande pour leurs œuvres est si grande qu’ils ont tous deux de la difficulté à rassembler suffisamment de pièces pour soutenir un vernissage en solo.

art3Et dans la série L’ART AU FÉMININ, Magazin'art présente ce mois-ci deux textes, l'un de Lisanne LeTellier intitulé La simplicité d’une âme pure où on retrace la carrière de Lise Labbé, l'autre d'Antoine Tardif intitulé Le trésor au bout de l’arc-en-ciel où on nous présente la jeune artiste Katia Poulin. Lise Labbé est née dans les années 40 à Rosemont, un quartier ouvrier dont elle garde un souvenir très vif. «Les ruelles étaient des lieux très animés, toutes sortes de monde y circulaient : du marchand de fruits et légumes en passant par l’aiguiseur de couteau jusqu’à celui qu’on appelait le guenillou. Le linge battait au vent sur les cordes et les enfants y couraient et y jouaient sans crainte car c’est avant tout à eux qu’elles appartenaient.» Sous une apparence de fragilité, Lise Labbé est une femme qui a su avancer sans baisser la tête.

Quant à Katia Poulin, on apprend, d'entrée de jeu, que «pour se livrer à la création sans retenue et sans peur, il ne faut pas être tout à fait sorti de l’enfance…». Voilà pourquoi son carré de sable est le domaine de son expérimentation, le terrain de tout son temps. Un jour, par exemple, Katia a jeté une poignée de sable dans l’acrylique pour voir quelle texture cela donnerait. Le résultat lui a plu et un tableau est né. Elle commence ses tableaux sans idées préconçues et aborde la toile blanche l’âme ouverte à la musique ambiante. À trente ans, on trouve déjà ses œuvres en galerie.

Lise Labbe

Lise Labbe

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art4Dans cette édition, la série ARTISTES DE LA CÔTE OUEST traite de Mike Svob un impressionniste de White Rock, en Colombie-Britannique, dans un texte de Richard Waugh, Noël Meyer et Lisanne LeTellier. Originaire de Welland, en Ontario, Svob s’est installé sur le Côte Ouest en 1980. Ayant remporté plusieurs prix, il a réussi à se forger une solide réputation. Il a participé à plus de 50 expositions et il a réalisé plus de 22 murales de grand format à travers toute l’Amérique du Nord. Il a été président de l’importante Fédération des artistes canadiens, en plus d’en être membre émérite, auteur de trois livres et professeur d’art. L’extrême discipline à laquelle il s’est soumis a porté fruits. Ses œuvres se vendent bien.

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art5Quant à la série SUR LA CIMAISE, Amélie Ménard nous y présente Le bonheur devant soi, un article sur Pierre Desjardins dont le travail s'inspire des impressionnistes. Bien qu’il ait passé une enfance solitaire à la campagne, Montréal et Québec sont ses villes de prédilection. S’inspirant d’une citation de Léonard De Vinci («Ô toi! Peintre qui voyage de par le monde à la recherche de motifs, ils sont là tout près de toi »), l’artiste a saisi que le bonheur ne se trouve pas ailleurs à l’autre bout de la terre mais bien ici, tout près.

art6Par ailleurs, dans le cadre de la série HISTOIRE DE L’ART CANADIEN, Tamara Pasztor nous signe Un citoyen remarquable, un texte sur William Blair Bruce (1859-1906), un artiste de Hamilton, Ayant participé 15 fois au Salon de Paris, il est le seul peintre canadien à y avoir exposé son travail aussi souvent. Bruce fit des études en Europe et passa notamment un an dans le village de Barbizon (près de Paris) au sein d’une communauté artistique composée d’étudiants anglais et américains. Après son décès à 47 ans, sa femme et son père décidèrent d’offrir à Hamilton, sa ville natale, une large collection de ses toiles à la condition qu’une galerie soit construite en son honneur. D'où la Galerie d’art de Hamilton construite en 1906.

art1  Dans la série RÉALISME CONTEMPORAIN , notre collaborateur Michel Bois signe Ruissellements de clarté, un texte sur Michel Nigen, un peintre québécois d'origine française.« La main de Nigen ne connaît pas de préférence. Il peint avec un égal bonheur et dans la plus grande spontanéité, les éléments immuables et changeant de la nature, après d’être goulûment nourri et imprégné de ses lumières vibrantes. «Mon but premier, dit Nigen, est d’amener le spectateur à goûter l’atmosphère de mes toiles». Pareil en somme, à ce qu’il a toujours fait à titre de chef cuisinier de belle réputation, où l’inspiration du moment commandait la création de plats à partir des aliments de saison. Ses œuvres se retrouvent au sein de collections en Europe et dans les Amériques.

art8Enfin, dans la série VISITE D’ATELIER , Michel Beauchamp nous entretient du montréalais Marcel Ravary. «Si vous lui demandez de vous parler de Rosemont ou du Plateau Mont-Royal, deux quartiers qui virent s’épanouir sa jeunesse, son discours s’animera, ses yeux s’illumineront et vous sentirez derrière ses paroles une pointe de nostalgie ». À travers sa peinture, Marcel Ravary revoit son d’enfance et la raconte. Au fond, il utilise ce prétexte pour représenter ces coins de Montréal qu’il trouve beaux. Après avoir touché à tous les genres, il est finalement revenu à la peinture figurative, celle qui parle au cœur des gens. Même si la demande pour ses œuvres ne cesse de croître, Marcel Ravary ne veut pas peindre plus de tableaux : il n’est pas prêt à sacrifier la qualité au nom du bénéfice.

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