Été 2008
Numéro 80 Été 2008 - Dans son édition estivale 2008, Magazin’Art se fait haut en couleur et relève une fois de plus le défi de faire connaître les courants artistiques actuels. Figure de proue des galeries et autres acteurs du marché de l’art, Magazin’Art répond aux besoins des amateurs et connaisseurs d’art par des textes accessibles rédigés par des collaborateurs de provenances et formations diverses afin de susciter une réflexion empreinte d’ouverture d’esprit. Sous la plume de Robert et Michelle Picard, antiquaires, vous prendrez plaisir à découvrir les moulins à vent et à eau se tenant toujours debout en Nouvelle-France. Également les secrets de l’art traditionnel inuit révélés par la sculpteure Lucy Tasseor et recueillis pour nous par Bob Phillips. On prendra tout autant plaisir à explorer les paysages des temps modernes de Christian McLeod, que les abstractions donnant sur l’infini d’Annie Labbé, ou encore à ressentir la vivacité de la peinture animalière de Gérard Trudel que nous font partager les collaborateurs John Norris, Noel Meyer, Valérie Allard et Lisanne LeTellier. Le renouveau du paysage en Charlevoix, vous connaissez? Michel Bois nous parle tout en lyrisme de ce sens renouvelé de l’espace à partir des œuvres particulières du jeune peintre Jimmy Perron. L’humour en art, les effets de la lumière et le charme de la peinture européenne immiscé à la modernité canadienne, la création des Sandee Ewasiuk, Claude Noel et Elka Nowicka vous fascineront tant les textes des Martin Murray, Michel Beauchamp et Ingrid C.King vous la rende avec sensibilité. Alain Stanké, sculpteur. Loin du monde de l’édition, le personnage bien connu se consacre à un art des plus ludiques. Un réel plaisir pour l’œil et l’esprit nous dit Robert LaFontaine. Si Geoffroy Dale nous invite à baigner dans les atmosphères lumineuses d’outre-lieux du peintre Littorio del Signore, pour sa part, John K.Grande se signale par un texte remarquable portant sur un artiste lui-même plus que marquant : Louis Mulstock, peintre chroniqueur dont la création parvient au témoignage extrême d’une époque aux générations à venir. 152 pages, papier
Alain Stanké - Du livre de papier au livre de bois.
Pour Alain Stanké, personnage incontournable du monde de l’édition, le livre demeure son objet de prédilection même lorsqu’il s’adonne à l’art visuel. Ses bouquins sculptés dans le bois renouvellent le sens et la fonction du livre par l’assemblage à d’autres objets du quotidien. Voici des créations ludiques que les fanas du mouvement surréaliste aiment beaucoup.
Annie Labbé – La quête du plus grand que soi.
Ce que recherche la jeune peintre, c’est de donner à voir l’infini.
Férue de technologie, elle photographie le paysage avant de décomposer par la suite les images par la moulinette de l’ordinateur. En résulte des compositions abstraites amenant l’artiste à peindre avec une touche large et carrée rappelant le pixel de l’image numérique.
Christian McLeod – Paysages des temps modernes.
Les paysages abstraits de Christian McLeod, interrogent, dans la mesure où l’artiste sait faire sentir la sous-jacente permanence de la vie en gestation. Ici, on sent grouiller l’eau et la tempête. Là, le calme et l’immobilité du désert. Plus loin, la vision fugace d’une ville dans toute sa démesure. Chez ce peintre, l’audace de la couleur et la sapidité des gestes font percevoir ce principe vital toujours dissimulé derrière l’apparence des univers créés.
Claude Noël – Le doute et le risque.
Les constructions en mosaïque des images figuratives et non figuratives de Claude Noël, confèrent aux surfaces colorées des paysages qu’il crée, l’impression que la lumière vient de l’intérieur du tableau, comme s’il s’agissait d’un vitrail…
Elka Nowicka – Tisser une tapisserie de couleur, texture et lumière.
Elka Nowicka est d’origine polonaise. Artiste vivant depuis longtemps à Vancouver, on ne se surprendra pas de voir dans ses toiles tout le charme de la vieille Europe se conjuguer à la modernité canadienne dans une harmonie de lumière, texture et couleur.
Gérald Trudel – Ressentir l’énergie de l’animal.
En plus de relever le défi de l’art animalier avec ce qu’il comporte de minutie et de doigté dans le rendu, Gérald Trudel ne cache pas son désir de conscientiser le public à la majestueuse beauté de la nature et à l’importance de la conserver.
Hommage Posthume- Claude Théberge (1934-2008)
Sortir l’art des musées pour le répandre dans la rue. Telle était la volonté de Claude Théberge (1934-2008) dont les œuvres honorent de nombreux lieux publics, qu’il s’agisse d’une cathédrale à Gaspé ou d’une station de métro de Montréal. Coloriste voué à l’exaltation des formes et des lumières, le peintre des célèbres parapluies nourrissait son sens du fantastique par les mouvements du vent et les couleurs d’une verve truculente.
Jimmy Perron – Séduction des atmosphères liquides de l’air, des terres et du fleuve.
Jimmy Perron rend évident un sens nouveau de l’espace en Charlevoix en mettant en présence sur la toile l’atmosphère liquide de l’eau, du ciel et de la terre. Sans recourir à la spatule et le couteau pour mettre en relief les forme, l’art de Perron indiquerait-il le renouveau du paysage en Charlevoix?
Littorio del Signore – Féerie d’outre-lieux.
Printemps, été, automne, hiver, Littorio del Signore, exprime avec brio toute la magnificence des quatre saisons. Ruelles, quartiers populaires, paysages : tout sous son coup de pinceau prend la dimension d’une poésie majestueuse. La richesse singulière de son œuvre fait de lui un artiste qui marque son époque.
Louis Muhlstock – L’art des temps difficiles.
Montréal en des temps difficiles. Ceux de la Dépression et de la guerre. Avec les chômeurs et les miséreux livrés au désarroi des quartiers populaires. Louis Muhlstock (1904 – 2001) nous laisse une œuvre humaniste d’une intense et remarquable beauté. Une oeuvre dont la sensibilité extrême n’a d’égale que la richesse du témoignage troublant d’une époque livré aux générations à venir.
Lucy Tasseor Tutsweetok - Transformations traditionnelles
Même s’il s’agit de sculptures pouvant être tenues dans une seule main, la symbolique des figurines de la scupteure inuite Lucy Tasseor Tutsweetof se fait monumentale en reflétant la préoccupation d’une véritable connexion avec l’environnement qui l’entoure. Conformément à la légende selon laquelle les animaux et les esprits se réincarnent et changent d’apparence, la forme et les textures de la pierre utilisée dictent l’expression du personnage ou de l’animal que l’artiste fait surgir du matériau. Fascinant!
Sandee Ewasiuk – L’art de faire sourire.
Les œuvres de la peintre apportent une note de fraîcheur dans l’art : ses paysages colorés, ses personnages amusants et gais dégagent une pureté, une candeur, une naïveté que l’on rencontre rarement chez un adulte et qui nous fait revenir dans le monde émerveillé et poétique de l’enfance.
À la découverte des vieux moulins (antiquités)
Depuis le régime seigneurial introduit en Nouvelle-France en 1627, près de 250 moulins à vent et à eau furent érigés afin de moudre les grains, couper le bois et la pierre. Ou encore pour carder et fouler les étoffes. Seulement 17 de ceux-ci se tiennent encore debout. À vous de les découvrir…
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